Ouverture du Forum Alternatif Mondial de l’Eau, le 14 mars à Marseille

Devant l’inutilité d’un Forum Mondial de l’Eau organisé par les mêmes entités créant les problèmes liés à l’eau dans le monde, des ONG et des associations ont décidé de faire balance et de proposer un Forum Alternatif, qui, d’après les perspectives, surpasse déjà très largement le nombre de participants de l’évènement officiel.
Cette semaine à Marseille, sur le Dock des Suds, restera le rendez-vous à ne pas rater en matière d’eau, à condition que l’on veuille bien écouter des choses qui fâchent.

Il est urgent de rappeler que la ressource en eau est à un stade critique de son utilisation. Le problème n’est pas un manque d’eau, la quantité liée à la Terre restant identique peu importe l’époque, peu importe le climat ; le problème est plutôt du côté de l’utilisation irresponsable de cette eau qui la rend non potable, inutilisable pour les besoins vitaux de près d’1 milliard de personnes, voire (mortellement) dangereuse.

Il est aussi important de parler des cas de la Pastora ou de la lagune Churince de Cuatrociénagas au Mexique où les nappes phréatiques sont exploitées sans relâche par des multinationales ; important de parler des effets perverses de la privatisation de la gestion de l’eau, en cours à Barcelone ; important de rappeler que des populations entières vivent dans un environnement des plus insalubres à cause d’une ressource en eau puissamment polluée, aux Fidji, en Afrique, en Amérique du Sud.

Pour les marseillais ou les gens de passage, n’hésitez pas une seconde, foncez au Dock du 14 au 17 mars, voici le programme: fame2012

http://www.fame2012.org/fr/

L’information émotionelle et les inondations dans les Pyrénées-Orientales (ou de l’absence du débat scientifique dans les médias)

Personne dans le Languedoc-Roussillon n’a pu y échapper, la semaine dernière fut marquée par les pluies importantes dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales. Cependant, chacun des protagonistes ne possède pas le même temps de parole et seules sont évoquées les conséquences de la catastrophe naturelle, non ses causes.

Que ce soit dans L’Indépendant, La Semaine du Roussillon, El Punt Avui, qui durant la période des précipitations a plus parlé de l’USAP que d’autres choses, ou dans VilaWeb Catalunya Nord, je n’ai pas lu un seul article donnant la parole à un spécialiste de l’environnement. Même chose du côté de la radio, que ce soit France Bleu Roussillon ou Arrels.

Aujourd’hui, c’est une réalité, des quartiers entiers se retrouvent sous l’eau. Pourquoi? On a pu lire des témoignages de riverains, des déclarations d’élus, des colères d’agriculteurs, mais jamais a-t-on trouvé le point de vue d’un urbaniste (un véritable, pas un de ceux qui imaginent un troisième pont sur la Têt), d’un hydrologue, d’un géologue etc. Les scientifiques sont mis à l’écart du débat, ils ne sont pas écoutés, ni même consultés. Les journalistes préfèrent s’intéresser aux informations émotionnelles et généraliser ainsi des problèmes individuels.

Exclue la culture de l’eau, exclues les données sérieuses et parlantes. Je regrette par ailleurs que l’unique réflexion ait été relayée par le superficiel journal local L’Indépendant dans un article sur le débordement de l’étang de Canet-Saint Nazaire où l’on a pu entendre l’avis d’Henri Salvayre, important hydrologue et homme de science du Roussillon.

Les reportages nous donnent toujours l’impression que la faute des inondations est aux rivières, à la malchance alors que les principaux responsables sont une mauvaise gestion de l’espace urbain, des constructions inconscientes à proximité voire dans le lit même des oueds, terrains gracieusement (et justement) appelés escolta si plou en catalan, l’obstruction des lits de rivières décuplant la force de celles-ci, et la mauvaise connaissance des cycles naturels ; ajoutées à ça des politiques municipales peu logiques et très intéressées quant à la classification en zones inondables ou constructibles.

Chaque année nous aurons le même problème, à intervalle régulier, et tous les ans aucune explication ne nous sera donnée dans les médias, juste des compassions industrielles et des discussions byzantines.

La Massane en crue, le 21/11/2011 (photo: L'Indépendant)

Débordement du Réart, 21/11/2011 (photo: L'Indépendant)

p.s: Quelques jours après la rédaction de ce billet, deux trouvailles sur le net ont apporté de l’eau au moulin: une émission sur France Culture intitulée Enseignement et vulgarisation sont-ils menacés par un illettrisme scientifique? où, même si l’accent était plus mis sur l’éducation scolaire, il était assez facile de le transposer à « l’éducation médiatique » ; une émission de PostCast Science, La géologie pour sauver des vies.

Henri Salvayre : arpenteur des eaux

Henri Salvayre est un grand homme de sciences et il tient une place importante dans les Pyrénées-Orientales. Devant le manque de renseignements le concernant, il était nécessaire de reprendre cet article de l’hebdomadaire La Semaine du Roussillon, dans la rubrique Portrait.
Vous m’excuserez sûrement de ce vil profitage…

Henri Salvayre : arpenteur des eaux
Par Philippe Becker - le 14 novembre 2011 à 10 h 19 

A quatre-vingt ans, Henry Salvayre poursuit une vie de précurseur : premier docteur d’Etat en hydrogéologie, spécialiste des eaux du Sahara, enseignant en écologie à l’université de Perpignan… Mais il est surtout l’homme de l’eau du département. Responsable de nombre de nos captages, il a su mettre à jour la richesse exceptionnelle de nos ressources en eau, pour lesquelles il combat toujours. Retour sur un parcours hors du commun.

« J’étais très mauvais élève » assure le savant en évoquant ses années collège, en Avignon. Dans les années 1940, à douze ans, alors qu’il risquait un redoublement, son père lui demande de quitter son parcours pour une formation professionnelle. Il intègre donc un collège technique, pour passer le certificat d’ajusteur-tourneur. Les années de guerre sont difficiles. « J’ai mangé des chauves-souris pendant la guerre, on crevait de faim ». Ironie de la chose, Henri sera plus tard un biologiste spécialiste des chauve-souris, sur lesquelles il écrira même un livre. Il apprend également à pêcher des poissons en rivière, avec un tuyau de gouttière, peut-être le départ de son amour pour l’eau.

Le jeune homme s’accroche, obtient son certificat et enchaîne avec un Bac de mathématiques techniques. Il explore alors le musée d’histoire naturelle d’Avignon. « Tout ce que j’ai appris, je l’ai appris là bas. » Passionné, il découvre la géologie, et passe une licence de sciences naturelles à Montpellier. Certificats de botanique, de biologie, de géologie viennent renforcer son CV. En 1956, il rédige un mémoire inédit sur l’hydrogéologie, qui lui permettra plus tard d’obtenir l’agrégation. Il devient alors maître auxiliaire de géologie au laboratoire de Montpellier, et rencontre sa future épouse parmi ses étudiants.

Pourtant deux déceptions vont l’atteindre coup sur coup. Pressenti comme futur conservateur du musée d’histoire naturelle de Nîmes, le poste se dérobe car il n’est pas protestant. Puis on lui propose de se rendre au Mozambique pour y régler les problèmes d’alimentation en eau. Mais là encore, alors qu’il est sur le départ, la guerre d’Algérie éclate est il est y appelé comme lieutenant durant 27 mois.

Pas de jury assez compétent pour évaluer sa thèse

En Algérie, sa passion lui trotte toujours dans la tête et il prépare la trame d’une thèse originale sur l’hydrogéologie. Il y a peu d’hydrogéologues en France à cette période, beaucoup œuvrent sur le continent africain. De retour au pays, Henri Salvayre s’installe à Perpignan et travaille comme pion au lycée Arago. « Je faisais ma thèse juste pour me sortir de pion ». Mais son sujet, les principes hydroliques pétroliers appliqués à la recherche de l’eau, est trop original : il n’existe tout simplement aucun jury suffisamment compétent pour valider une thèse d’Etat sur le sujet. Ce n’est qu’en 1969 que, grâce au savant Schoeller qui croit en son projet, il soutiendra sa thèse. Il devient le premier docteur d’Etat en hydrogéologie. Il sera récompensé par le prix Henri Milon de la société hydrogéologique de France.

Il ne reste plus qu’à trouver un emploi correspondant à ses qualifications. Mais pas de chaire d’hydrogéologie à l’université de Perpignan. Henri Salvayre est donc professeur de sciences naturelles à Saint Laurent de la Salanque, où il applique la pédagogie « Freinet », impliquant la participation des élèves à la construction du savoir. La création de l’IUT de Perpignan lui ouvrira enfin les portes nécessaires : on lui propose la chaire de professeur d’écologie, qu’il conservera jusqu’à sa retraite. Il emmène ses élèves découvrir les nappes phréatiques sur le terrain, et, spéléologue chevronné, fonde une école de plongée. Il sera l’un des explorateurs des conduits engloutis du département, vérifiant sa théorie sur l’existence de gigantesque réservoirs verticaux, comme le gouffre de Font Estramar.

Le trouveur d’eau

Les compétences d’Henri Salvayre ne se limitent pas à l’enseignement. Les docteurs d’Etats en hydrogéologie se comptent dans le monde sur les doigts d’une main. Pendant la guerre du Kosovo, il propose ses services à Médecins sans Frontières, et formera des équipes sur le départ pour le Kosovo, afin de gérer les problèmes d’alimentation en eau du pays. Puis, quatre jours après sa retraite, un de ses étudiants lui propose rejoindre l’Afrique. Il se rend sans hésiter au Burkina Faso où il réalisera qu’il n’est présent que pour justifier des subventions. Henri Salvayre décide alors d’aider directement les habitants, et devient l’un des plus grands spécialistes en hydrogéologie sub-saharienne, formant des ingénieurs sur place. « J’en ai fait plus là bas que j’ai pu en faire ici » déplore-t-il en évoquant le manque de réactivité de certains pouvoirs français.

Mais il s’efforce pourtant de révéler la richesse de nos eaux-souterraines. « Petit à petit, j’ai vu que les Pyrénées-Orientales étaient une représentation de toutes les eaux souterraines du monde. C’est le seul point entre Barcelone et Montpellier avec une telle richesse. Il y a toutes les structures géologiques possibles. Tout est fracturé : on trouve de l’eau partout ». Henri Salvayre déterminera ainsi la création de nombreux captages d’eau du département, dont de très importants comme ceux d’Opoul, de Villefranche ou des Angles, et s’attachera à les protéger. Il sera également consultant pour l’aménagement de nos cimetières : les corps qui se décomposent peuvent polluer les nappes phréatiques. Enfin, Henri sera le premier savant à dater l’eau. « J’ai eu l’idée de dater l’eau. On me prenait pour un fou ». Mais la datation au carbone 14 est concluante.

Un département à protéger

« L’eau met douze mille ans pour aller de Millas à la mer » explique le géologue. « On pollue aujourd’hui pour des milliers d’années à venir ». Ce qui inquiète Henri, c’est que nos réserves ne sont pas inépuisables. « Perpignan exploite des eaux anciennes qui ne se renouvellent pas. Nous buvons de l’eau qui a plusieurs milliers d’années. En un siècle on a asséché la plaine du Roussillon de vingt mètres ». C’est pourquoi le chercheur s’intéresse aujourd’hui aux Corbières et à tout le nord du département, qui contient des réserves d’eau renouvelables alimentées par un vaste réseau souterrain. Mais plusieurs des gouffres par lesquels l’eau s’infiltre sont pollués : certains servent littéralement de décharge, avec des cadavres d’animaux et des produits toxiques. Pour Henri et son équipe de spéléologues, il est plus qu’urgent de mobiliser les consciences pour protéger ces sites. Et les consciences, Henri Salvayre les touche de multiples façons. Si le projet d’un hydroscope dans le département s’est révélé un fiasco politique, Henri Salvayre s’accroche et diffuse aujourd’hui la découverte de l’eau grâce à un DVD pour les scolaires. Il aide également les particuliers à trouver les emplacements pour leurs forages. « Les sourciers ne détectent pas l’eau, seulement les fractures géologiques, où le champ magnétique est en rupture. C’est ce qui fait bouger la baguette. 99,9 % des gens sont sensibles à un champ magnétique. Il y a parfois de l’eau dans ces fractures, mais ce n’est pas systématique ». Son savoir aura permis de creuser de nombreux puits sur les terres catalanes. Et plus d’une dizaine de livres scientifiques publiés ne sont pas suffisants : trois autres sont en préparation, dont un sur le département qui mettra au grand jour ce que certains ne veulent pas voir. Un titre provisoire, « Propos d’écologies », et des thèmes sensibles : dégats de la RN 116 sur les nappes phréatiques, radioactivité à Ille-sur-Têt, ordures des rivières, THT, chauves-souris, étangs du Carlit, problèmes d’étourneaux… Tout sera abordé.

Les projets multiples d’un homme multiple, que nous attendons avec impatience.

Article original: http://www.lasemaineduroussillon.com/?p=1670

J’en profite aussi pour conseiller un livre de M. Salvayre qui m’a fortement plu et intéressé, devenant un pilier de mes sorties, Le livre des eaux souterraines des Pyrénées catalanes, aux éditions Trabucaïre.

Le nez dans la soupe, les prix Pinocchio 2011

Le Prix Pinocchio, orchestré par l’association Amis de la Terre est une façon de faire, pardonnez-moi l’expression, manger leur vomi aux grandes multinationales qui promettent un respect (plus que) total à l’environnement et consomment finalement à outrance les ressources de notre planète. Les rapports en compétition font part de ces pratiques peu orthodoxes.

Un bel exemple de cette logique est donné avec la construction d’un stade de football dans la réserve naturelle de la Pastora, à Monterrey, Mexique. Le paradoxe entre les théories et les pratiques d’Heineken ont été soulignées par une lettre ouverte au président d’Heineken-France (à lire ici) et un article d’Hervé Kempf dans Le Monde.

Le concours s’est clos hier 17 novembre, les lauréats étant:

Catégorie Plus vert que vert

- Vinci prend soin de nos agriculteurs… en construisant un aéroport sur leurs terres.

Catégorie Une pour tous, tout pour moi

- Tereos nourrit nos voitures… et affame le Mozambique.

Catégorie Mains sales, poches pleines

- Quand la Société Générale finance les futures Fukushima.

Félicitations à eux.

Dans la catégorie Plus vert que vert était nominé sous le nom de Quand Veolia Eau navigue en eaux troubles un rapport intitulé Veolia ou l’écol’EAUpportunisme d’une multinationale française de l’eau. J’avoue qu’il m’a particulièrement intéressé.

cliquer sur l'image pour lire le rapport .pdf

 

Le temps me manque pour en parler maintenant mais il sera le thème d’un prochain billet.

Sur la destruction des zones humides au Mexique

Une décision de loi n’entraîne maheureusement pas les conséquences qu’elle devrait. C’est la cas aujourd’hui au Mexique avec la réforme de la loi des eaux nationales.

On y croyait, ils l’avaient dit. Le 29 septembre 2011, une réforme du sénat dans la loi des eaux mexicaines consacrait le droit de chaque citoyen, chaque homme et chaque femme mexicain d’avoir accès à l’eau potable, mais également à un “environnement sain pour son épanouissement et son bien-être”.

Mais le temps d’aller chercher le champagne au frais et d’aller voir d’autres nouvelles, et l’euphorie était passée.

Tout d’abord à Monterrey (voir l’historique ici), Nuevo León, où la construction d’un stade de football dans la réserve naturelle de la Pastora a bel et bien commencé. La rivière la Silla est amenée à être déviée de son lit et son affluent souterrain mis en tubes. Cette ineptie va rendre la zone du stade fortement inondable et, comme ce fut le cas le 11 octobre dernier, le parc zoologique sera sous les eaux à chaque pluie soutenue. De plus, la population de Guadalupe (municipalité abritant la Pastora) jadis à l’abri des sautes d’humeurs pluviométriques sera demain en première ligne devant les inondations.

Deuxièmement, dans l’État de México, la zone humide du Vaso Carretas et sa rivière attenante Remedios sont en voie d’assèchement afin de faciliter la construction d’une route nationale ; travaux incompréhensiblement validés par la SEMARNAT (SEcretaría del Medio Ambiente y de las Reservas NATurales) et la CONAGUA (COmmisión Nacional del AGUA).

Outre le fait que cette zone humide abrite une forte population d’oiseaux et par conséquent de reptiles, d’insectes, de poissons et de plancton, elle est essentielle à la régulation et à l’absorption des précipitations. L’eau, récupérée dans les zones humides par ruissellement, y reste et participe activement au remplissage des nappes phréatiques nécessaires à la pratique de l’agriculture et à l’urbanisation, à la formation de sources un peu plus bas dans la vallée. Cette annonce est d’autant plus illogique que l’état de México a pâti cet été et ces dernières années de fortes inondations, le système de drainage et la mauvaise gestion urbanistique étant mis en cause.

Troisième exemple, la zone humide des Tembladeras, réserve naturelle protégée de l’État de Veracruz. Ici, le gouverneur de l’État, Fidel Herrera Beltran, s’est octroyé le droit de déclasser le site à une simple « zone urbaine constructible ». Toujours aucune réaction de la CONAGUA et de la SEMARNAT. Proche de la ville de Veracruz, le bétonnage des Tembladeras fait courir le risque de voir les pluies d’automne déferler sur les zones urbaines et les inonder, ce qui est actuellement le cas dans l’État voisin de Tabasco où les villes touchées sont en priorité celles contruites sur des lagunes.

Enfin, dans un autre style, la construction du barrage El Zapotillo à Jalisco, futur garant de la consommation en eau des États de Jalisco et de Guanajuato. L’idée de concentrer toutes les eaux de ruissellement de la vallée pourrait sembler une bonne idée, cependant, et le fait a été souligné par le spécialiste Pedro Arrojo, l’investissement fourni pour la construction de l’édifice devrait plutôt être mis à disposition pour la réparation des fuites du réseau de canalisations déjà existant. La construction du barrage n’a aucun sens si une majorité de l’eau est perdue lors de son trajet jusqu’aux habitations ; profiter ainsi du surplus d’économies en préservant les zones humides afin de récupérer les eaux d’infiltration et retrouver des nappes phréatiques utilisables pour la cité. À ces problèmes techniques s’ajoutent de véritables drames humains puisque les habitants des villages se trouvant sur les terrains des barrages seront “redirigés”.

On y a cru, un instant, pas assez long pour être fortement déçu, mais bien assez pour confirmer l’outrageux manque de responsabilité et de vision à long terme des dirigeants mexicains, et surtout du manque de compétence des spécialistes SEMARNAT et CONAGUA qui n’a d’égal que leur manque de courage.

Ajout du 14/11/2011: La SEMARNAT vient de vendre à deux entreprises immobilière et de tourisme des terrains situés sur la playa del Rey, état de Nayarit, lieu sacré pour les pèlerinages des indiens huicholes: http://goo.gl/Njsjn

EN SAVOIR PLUS
- Biodiversité des zones humides de l’état de México : http://redalyc.uaemex.mx/redalyc/ht…
- Site du collectif pour la défense de la Pastora : http://www.sialestadioperoentrolado.org
- Rencontre “Rivières pour la vie” 2011, à propos du Zapotillo : http://cdhal.org/es/videos/rivieres-vie-zapotillo

 

SOURCES
- http://sintesis.cemda.org.mx/artman2/publish/desarrollo_costero/Quitan_protecci_n_a_humedales_en_Veracruz.php
- http://agua.org.mx/index.php?option=com_content&view=article&id=18323:humedal-ribereno-del-rio-de-los-remedios-danado-por-la-construccion-de-la-carretera-remedios-ecatepec-&catid=1009:foto-denuncia&Itemid=157
- http://www.yucatan.com.mx/20110929/nota-13/180237-aprobado-el-agua-un-derecho-constitucional.htm
- http://mexico.cnn.com/nacional/2011/09/05/mexico-40000-damnificados-por-lluvias-e-inundaciones-asegura-gobierno
- http://www.youtube.com/watch?v=XDbpUf_ow-Y

(article publié originellement sur Partage des eaux, modifié le 14/11/2011)

L’eau des collines?

Que peut bien être ce nouveau blog L’eau des collines?

Déjà, le nom est tiré de la suite de romans de Marcel Pagnol, Jean de Florette et Manon des sources.  Dans ce film, malgré une histoire d’amour tuée dans l’oeuf (et même au niveau de la gamétogénèse) entre Ugolin et Manon, une autre aussi malchanceuse entre le Papé et la Florette, le thème principal de la suite reste bel et bien l’eau, rare et salvatrice dans les moyennes montagnes de la Provence.

L’eau des collines est un blog qui parle donc principalement de l’eau, de réflexions sur le thème de l’eau, politiquement ou scientifiquement parlant, même si les deux aspects se recoupent sans cesse. C’est aussi un espace où seront traduits des articles de langues espagnole et catalane. Les thèmes abordés seront par conséquent l’eau vue depuis la Catalogne où je suis né et où j’ai grandi (plus précisément la Catalogne française (Perpignan)), depuis le Mexique où j’habite aujourd’hui ; mais aussi la littérature, le plus souvent liée à l’élément aqueux (mais pas toujours).

En espérant que les sujets vous intéressent, à bientôt sur le Café des Sciences.

 

p.s: la photo d’en-tête est une coupure d’une carte postale représentant la Basse au début du XXème siècle, rivière traversant le centre-ville de Perpignan.